La Coalition pancanadienne pour la santé des femmes (CPSF) lance les Conversations KEystone, une nouvelle série de séances informelles d’échange de connaissances visant à rassembler des chercheur·euses ayant des champs d’expertise communs en santé des femmes. Ces échanges réuniront des membres de la CPSF, des bénéficiaires de subventions d’innovation de l’INRSF et d’autres partenaires afin d’échanger des idées, d’explorer des défis communs et de faire émerger de nouvelles collaborations. Sous l’animation des participant·es, chaque séance encouragera le dialogue ouvert, l’apprentissage entre pairs et la création de nouvelles occasions de collaboration dans un cadre convivial et interactif.
Cette première édition des Conversations KEystone aura lieu le 17 juin à 12 h (HAE) et portera sur la façon dont la stigmatisation continue de façonner les expériences en santé des femmes et sur les moyens de favoriser une défense des droits des patientes plus éclairée et mieux outillée. Réunissant des chercheur·euses et des partenaires, cette séance informelle offrira un espace d’échange sur les aspects des soins où la stigmatisation est la plus présente, son influence sur l’accès et les résultats en santé, ainsi que les moyens de la contrer.
Remettre l’humain au cœur de la recherche : bâtir des partenariats de recherche significatifs avec les communautés inuites du Nunavut
La prochaine édition des Grandes rondes de la CPSF accueillera le Pôle sur la santé périnatale des Inuits! Le 24 juin à midi (HAE), l’équipe présentera des réflexions sur l’établissement de relations de recherche significatives avec les communautés inuites. Participez à cette séance enrichissante pour découvrir comment la recherche peut s’appuyer sur les savoirs expérientiels, le dialogue et la réciprocité.
À travers des échanges et des récits, les panélistes et les participant·es exploreront ce que représente la recherche menée en partenariat avec les communautés du Nunavut, la façon dont les communautés nordiques vivent et perçoivent les systèmes de santé et de services sociaux, ainsi que le rôle du Pôle sur la santé périnatale des Inuits dans le développement d’initiatives collaboratives axées sur les communautés.
Cette discussion portera un regard critique sur les approches extractives qui instrumentalisent les communautés à des fins de représentation symbolique et les traitent comme de simples sources de données. Elle insistera sur l’importance d’établir des relations tenant compte de leurs histoires, identités et expériences distinctes. Une attention particulière sera portée aux particularités de l’établissement de relations au Nunavut par rapport aux contextes méridionaux, de même qu’à l’importance d’ancrer la recherche dans des valeurs d’humanité, de responsabilité et de bienveillance.
Plus tôt ce printemps, des chercheur·euses, des clinicien·nes, des innovateur·trices et des acteur·trices du changement de premier plan de partout au pays se sont réuni·es pour deux journées d’échange, de collaboration et d’action. Co-organisé par le Partenariat canadien pour la santé des femmes et des enfants (CanSFE), l’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF), le Partenariat pour la recherche sur la santé des femmes au Canada (PRSF) et la Coalition pancanadienne pour la santé des femmes (CPSF), le Sommet Importance vitale a mis en lumière les lacunes persistantes et les domaines encore insuffisamment étudiés en matière de santé des femmes et des personnes de la diversité de genre.
Les membres de la CPSF partagent leurs réflexions sur cet événement phare:
Le sous-financement et le manque de recherche en santé des femmes ont des conséquences systémiques. Dans ce balado, la Dre Lori Brotto, du Pôle SHAPE, et Amy Flood, directrice générale de l’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF), discutent de l’incidence des lacunes dans les connaissances sur les soins et du rôle que peuvent jouer les données probantes pour améliorer les politiques et les résultats en santé.
Élaboration et validation d’un outil d’évaluation clinique visant à améliorer la détection des lésions cérébrales dans un contexte de violence par partenaire intime
La violence par partenaire intime (VPI) est un important enjeu de santé publique à l’échelle mondiale. Elle se manifeste par des actes de violence physique, sexuelle, psychologique ou émotionnelle perpétrés par un·e partenaire intime actuel·le ou ancien·ne. Les lésions cérébrales sont souvent une conséquence grave de la VPI. Le Dr Paul Van Donkelaar et son équipe travaillent à l’élaboration et à la validation d’un outil d’évaluation clinique visant à améliorer la détection des lésions cérébrales liées à la VPI. L’équipe a récemment publié une étude prospective correspondant à la phase initiale du projet, consacrée à l’élaboration de l’outil. L’outil clinique est en cours de perfectionnement, après quoi l’équipe passera à la phase de validation du projet. Lisez l’article de recherche complet décrivant cette étude prospective.
Automatisation de l’acquisition et du traitement des données au moyen de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique afin de permettre l’utilisation à domicile d’une nouvelle méthode de dépistage du cancer du sein par élastographie intégrée à un soutien-gorge
Les modèles mathématiques peuvent fournir de précieux renseignements sur le comportement des tissus mous. Le Dr Elijah Van Houten et son équipe les utilisent pour repérer les régions rigides du sein, lesquelles peuvent constituer un indicateur très sensible du cancer du sein. En comparant les modèles mathématiques aux mesures de la déformation du sein pendant le mouvement, l’équipe parvient à « voir » les variations de rigidité des tissus grâce à un procédé comparable à la sismologie appliquée au sein. Il est important de souligner que la précision de ces techniques dépend directement de la qualité des données sur lesquelles elles reposent, et que la production automatisée de données de haute qualité demeure un défi de taille. Dans le cadre de ce projet, l’équipe a mis au point de nouvelles techniques d’apprentissage profond pour automatiser les systèmes d’acquisition de données, afin de fournir des données précises à leurs modèles sans nécessiter l’intervention de technicien·nes hautement spécialisé·es. Cette avancée permettra aux femmes d’utiliser ce système dans le confort de leur foyer ou dans des régions éloignées où l’accès aux services de santé est limité.
Une percée prometteuse pour prévenir efficacement les naissances prématurées
L’inflammation survenant pendant la grossesse peut compromettre la santé des nouveau-nés en augmentant le risque de naissance prématurée, en ralentissant la croissance fœtale et en endommageant les principaux organes du fœtus. Des bactéries associées au placenta déclenchent des réponses inflammatoires médiées par l’IL-1β, entraînant une naissance prématurée. Les inhibiteurs de l’IL-1β actuellement disponibles bloquent également des voies de signalisation protectrices. Le Dr Sylvain Chemtob, le Dr David Olson, la Dre Christiane Quiniou et la Dre Kelycia Leimert ont conçu et mis à l’essai un peptide modulateur allostérique exclusif, le Rytvela, qui inhibe l’IL-1β tout en préservant les voies cytoprotectrices. Dans divers contextes inflammatoires pouvant entraîner une naissance prématurée, le Rytvela prolonge la gestation de façon sécuritaire et protège les principaux organes du fœtus. Le Rytvela est nettement supérieur aux tocolytiques actuellement utilisés, qui n’apportent aucun bénéfice au fœtus. De plus, il est efficace tant lorsqu’il est administré à titre préventif qu’à des fins thérapeutiques. Des échanges avec les autorités réglementaires sont prévus afin de préparer les réunions de pré-IND (Pre-Investigational New Drug). L’équipe a également lancé une nouvelle entreprise issue de cette recherche: https://livmorbiosciences.com/.
La Dre Andrea Murphy, de la Faculté de pharmacie de l’Université Dalhousie, réalise une étude portant sur les perceptions des pharmacien·nes à l’égard des soins liés à la ménopause et recrute actuellement des participant·es.
Objectif de l’étude – La ménopause est une transition de vie courante qui a des répercussions importantes, mais l’accès aux soins demeure variable et ces services restent sous-utilisés. Les pharmacien·nes jouent un rôle de plus en plus important dans le soutien offert aux personnes présentant des symptômes liés à la ménopause. Cette étude a pour objectif de mieux comprendre dans quelle mesure les pharmacien·nes sont favorables au repérage et à la prise en charge de la ménopause, afin d’éclairer les efforts futurs en matière de formation, d’évolution de la pratique et de politiques.
Modalités de participation – La participation à cette étude consiste à remplir un questionnaire anonyme en ligne (sur la plateforme REDCap), d’une durée d’environ 20 à 30 minutes. Le questionnaire comprend des questions à échelle de Likert ainsi que des questions ouvertes facultatives portant sur vos points de vue et vos expériences.
Critères d’admissibilité – Vous pourriez participer à cette étude si vous :
Si vous souhaitez participer, cliquez ici pour accéder au questionnaire. Pour toute question à propos de l’étude, veuillez communiquer avec l’équipe de recherche ou écrire à la Dre Andrea Murphy à [email protected].
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Publié:
9 juin 2026
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