| Organisation Déclarante: | Vision Mondiale Canada |
|---|---|
| Budget Total ($CAD): | $ 13,700,000 |
| Délai d’exécution: | mars 10, 2021 - décembre 31, 2025 |
| Statut: | Actif |
| Coordonnées: | Non précisé |
| Mozambique - $ 13,700,000.00 (100.00%) | |
| Égalité des genres (100.00 %) | |
Chaque fille peut (CFP) est un projet transformateur en matière d’égalité des genres (EG-3) d’une durée de cinq ans, financé par Affaires mondiales Canada. Il est mis en œuvre en étroite collaboration avec le gouvernement du Mozambique, ainsi qu’avec des partenaires communautaires, des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes locales, en particulier des femmes et des filles. Il est déployé dans trois districts ruraux de la province de Nampula : Nacaroa, Monapo et Murrupula.
CFP s’engage à faire progresser l’égalité des genres et à défendre le droit des adolescentes et des jeunes femmes (de 8 à 24 ans) de vivre à l’abri de la violence sexuelle basée sur le genre (VSBG) ainsi que de toute forme de discrimination. Le projet remet en question les normes et pratiques discriminatoires liées au genre qui persistent dans les écoles, les familles et les communautés, en dotant les filles de connaissances et compétences qui leur permettront de faire valoir leurs droits. Il contribue à créer un environnement favorable à la réalisation de ces droits grâce à des actions menées à différents niveaux : provinces, districts et communautés. Le projet vise à renforcer le pouvoir d’action des filles et des jeunes femmes afin qu’elles puissent contribuer aux changements positifs dans leur famille et leur communauté, et disposer des outils leur permettant d’envisager des choix de vie autres que le mariage ou la grossesse précoces.
Le projet a joué un rôle dans la réponse à la pandémie de COVID-19 en sensibilisant la population, en soutenant les ménages dans l’accès aux soins de santé et aux services de protection sociale, et en fournissant du matériel médical, de l’équipement de protection et des formations aux établissements de santé.
| Genre et âge: | Non précisé |
|---|---|
| Population Ciblée Directement: | 146,777 |
| Population Ciblée Indirectement: | 63,465 |
| 291 | Formation |
| 75 | Fourniture de matériel pour les espaces consacrés à la santé sexuelle et reproductive (SSR) dans les écoles |
| 1,624 | Formation |
| 270 | Formation |
| 9,193 | Formation |
| 1,134 | Formation |
Le projet comporte trois résultats principaux :
1. Amélioration de l’efficacité des institutions gouvernementales chargées de la protection au niveau communautaire dans la prestation de services de prévention, d’intervention précoce, de protection et de réponse tenant compte des genres, en lien avec la VSBG et la discrimination à l’égard des filles et des jeunes femmes.
2. Renforcement de l’action et de la prise de décisions des filles et des jeunes femmes pour se protéger contre la VSBG et la COVID-19, et devenir des agentes de changement actives dans leur communauté.
3. Amélioration des systèmes communautaires et de soutien qui font progresser l’égalité des genres pour les filles et les jeunes femmes en renforçant leur action, leurs droits et leur protection contre la VSBG et la discrimination basée sur le genre, et qui atténue les répercussions secondaires de la COVID-19.
L’évaluation à mi-parcours, menée au début de 2024, a permis d’analyser le rendement et les résultats du projet CFP entre mars 2021 et septembre 2023. Voici un aperçu des faits saillants ayant contribué à l’atteinte des trois résultats visés par le projet :
Amélioration de l’efficacité des institutions gouvernementales chargées de la protection dans la prestation de services de prévention, d’intervention précoce, de protection et de réponse tenant compte des genres, en lien avec la violence sexuelle et basée sur le genre (VSBG) et la discrimination à l’égard des filles et des jeunes femmes
• Au cours des 12 derniers mois de la période d’évaluation, le pourcentage de filles et de jeunes femmes ayant eu recours aux services de santé reproductive dans les districts visés par le projet est passé de 13,2 % (valeur de départ) à 55,3 % (valeur à mi-parcours).
• L’enquête menée dans les établissements de santé dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours indique que la proportion d’établissements jugés comme tenant compte des genres est passée de 48 à 50 %. Par ailleurs, 100 % des écoles sondées ont affirmé avoir pris des mesures pour réduire la VSBG au cours des 12 derniers mois. Par exemple, plusieurs établissements ont renforcé leur capacité à fournir de l’information tenant compte des genres et fondée sur des données probantes, et à mettre en œuvre des protocoles en lien avec les droits des femmes et des filles, la VSBG, la santé et les droits sexuels et reproductifs (SDSR) et la COVID-19, tant pour les filles que pour les garçons.
Renforcement de l’action et de la prise de décisions des filles et des jeunes femmes pour se protéger contre la VSBG et devenir des agentes de changement actives dans leur communauté
• Le pourcentage de filles et de jeunes femmes qui déclarent avoir confiance en leur capacité à signaler des incidents liés à la VSBG ou à la protection de l’enfance et à demander de l’aide auprès des personnes en position d’autorité (enseignant·e·s, professionnel·le·s de la santé, services policiers et leaders communautaires) est passé de 5,6 % au départ à 19,3 % à mi-parcours.
• La participation des filles et jeunes femmes à titre d’agentes du changement dans des groupes de plaidoyer au sein de leur communauté a augmenté de 5,8 %.
• La proportion de filles et de jeunes femmes ayant les connaissances nécessaires pour prévenir, atténuer et réagir à la VSBG est passée de 3,7 % au départ à 9,3 % à mi-parcours. Les filles et les jeunes femmes connaissent mieux les lois et politiques qui les protègent contre le mariage précoce et comprennent davantage ce qu’est la violence basée sur le genre.
Amélioration des systèmes communautaires et de soutien qui font progresser l’égalité des genres pour les filles et les jeunes femmes en renforçant leur action, leurs droits et leur protection contre la VSBG et la discrimination basée sur le genre
• Un total de 1440 garçons ont terminé leur parcours au sein des clubs de garçons et ont été formés comme défenseurs de l’égalité des genres ainsi que de la prévention de la VSBG et du mariage précoce. Les parents et répondant·e·s clés signalent des changements positifs dans leur comportement, notamment une meilleure participation aux tâches domestiques et une plus grande ouverture aux conseils des parents.
• La confiance des filles et des jeunes femmes à l’égard du système judiciaire s’est accrue. Le nombre de filles ayant engagé une procédure judiciaire est passé de 8 au départ à 27 à l’évaluation à mi-parcours, soit une augmentation de plus du triple.