Santé et droits sexuels et reproductifs – Rwanda (SDSR ) 2021 – 2027


Organisation Déclarante:L'AMIE
Budget Total ($CAD): $ Non précisé
Délai d’exécution:septembre 23, 2021 - septembre 30, 2027
Statut:Actif
Coordonnées: Denise Mutarambirwa
[email protected]

Profils des Partenaires et Bailleurs de Fonds


Organisation Déclarante


L'AMIE

Organisations Participantes


Bailleurs de fonds (Contribution budgétaire totale)


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Endroit


Pays - Allocation Budgétaire Totale


Rwanda - $ 0 (100.00%)

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Domaines d'Intervention


Santé - Allocation Budgétaire Totale


Systèmes de santé, formation & infrastructure (0 %)

VIH (0.00 %)

Santé & droits sexuels (0 %)

Santé & droits reproductifs, y compris la santé maternelle (0 %)

Autre - Allocation Budgétaire Totale


Abris & construction (0 %)

Violence sexuelle & sexiste (0 %)

Droits de la personne, plaidoyer & mobilisation du public (0 %)

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Description


Le projet Santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) d’une durée de six ans, est mis en œuvre par L’AMIE en partenariat avec la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), l’organisme Sexplique – Québec, le Réseau des femmes œuvrant pour le développement rural et la Rwanda ainsi que la Society of Obstetricians and Gynecologists (RSOG), avec le financement d’Affaires mondiales Canada (AMC). Il vise comme objectif ultime «une jouissance accrue des droits de la personne relatifs à la santé par les détenteurs des droits les plus marginalisés et les plus vulnérables, en particulier les femmes, les adolescentes et les enfants». Le projet s’articule autour de quatre axes principaux a) l’amélioration de la disponibilité et de l’accès à l’information grâce à des activités de sensibilisation communautaire auprès de groupes spécifiques et du grand public au Rwanda et au Canada ; b) le renforcement des capacités des établissements de santé, y compris celles du personnel soignant ; 3) l’amélioration de l’accessibilité des services de santé sexuelle et reproductive (SSR) pour les populations cibles dans les zones d’intervention ainsi que 4) la mobilisation et le plaidoyer en faveur d’un cadre législatif plus adapté à la santé sexuelle et reproductive au Rwanda.

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Population Cible


Genre et âge: Adolescentes Adolescents Adultes, femmes Enfants, filles Enfants, garçons
Description: Personnes handicapées Zone rurale Zone urbaine
Population Ciblée Directement:Non précisé
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Extrants


15Sensibilisation communautaire et groupes spécifiques
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Résultats & Indicateurs


Résultats Attendus


Résultat ultime : « une jouissance accrue des droits de la personne relatifs à la santé par les détenteurs des droits les plus marginalisés et les plus vulnérables, en particulier les femmes, les adolescentes et les enfants.».

Résultats intermédiaires: 1) une utilisation équitable accrue des services de santé par des groupes diversifiés de femmes, d’adolescentes et d’enfants détenteur.trices de droits; 2) une prestation améliorée de services de santé adaptés au genre, inclusifs et responsables par les fournisseurs de soins de santé pour des groupes diversifiés de femmes, d’adolescentes et d’enfants; 3) une augmentation de la participation des jeunes (f/h) Canadien.nes aux enjeux internationaux relatifs à la SDSR, dont l’égalité des genres, pour des groupes diversifiés de femmes, d’adolescentes et d’enfants au Canada. 

Résultats Obtenus


Au niveau des activités visant l’accroissement de la disponibilité des services en santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) au Rwanda :

La mise en œuvre du projet a permis d’obtenir des résultats significatifs en matière SDSR, malgré un contexte socioculturel et institutionnel complexe. Dans un environnement marqué par des tabous persistants autour de la sexualité et des contraintes administratives et structurelles, le projet a réussi à rejoindre directement 183 403 personnes à travers 2 319 séances de sensibilisation communautaire. Les personnes touchées, majoritairement des femmes âgées de 15 à 24 ans, représentent environ 152 % de la cible initiale. Cette dynamique a contribué à une amélioration significative de l’accès au droit à l’information, avec une progression du niveau de satisfaction/de couverture de 33 % à 95 %. Plus de 87 % de la clientèle ciblée en particulier les jeunes femmes et filles/garçons de 15-24 ans majoritairement vulnérables et marginalisés, rapportent une plus grande ouverture au dialogue sur ces enjeux sexuels et reproductive, des connaissances améliorées, un renforcement du recours aux services de santé disponibles et adaptés.

La mise en place progressive de la Clinique spécialisée en SDSR – Clinique « Karame », a constitué une avancée majeure en améliorant l’accès aux services intégrés en SDSR, notamment pour les femmes et les jeunes dans le district de Gasabo qui couvrent les zones autant urbaines que rurales. Depuis l’introduction de l’accompagnement psychologique en 2023 et des services médicaux en 2025, 5 427 personnes (plus de 80% fes) ont été prises en charge, avec une hausse de 37 % de la fréquentation mensuelle, traduisant une demande accrue et une meilleure accessibilité. Plus de 80 % des usagers, dont plus de 85 % de fes/filles, accédaient pour la 1ère fois à des services complets, illustrant un élargissement significatif de la couverture. Depuis le lancement du projet, la distribution de 135 952 préservatifs et supports de sensibilisation a soutenu l’adoption de comportements préventifs contribuant directement à la réduction des risques liés aux IST, y compris le VIH/SIDA avec un niveau de satisfaction estimé à 67% chez les cibles en particulier les jeunes femmes/homme de 15-24ans dans le district de Gasabo. En parallèle, La ligne téléphonique nationale, gratuite et anonyme, a joué un rôle déterminant dans l’amélioration de l’accès équitable à l’information et aux services. Sur 12 799 appels traités, 2 638 ont donné lieu à une référence vers la Clinique, correspondant à un taux de conversion de 20,6 %. Ce résultat illustre l’efficacité du dispositif à transformer la demande d’information en recours concret aux services de santé. 

Le renforcement du système de santé au Rwanda en particulier dans les 16 établissements de santé (15 centres de santé et 1 hôpital) situés dans le district de Gasabo a été techniquement et matériellement soutenu par la fourniture d’équipements et matériels médicaux essentiels (94 % des équipements distribués) et à l’introduction d’outils cliniques conformes aux normes nationales et internationales. Ces interventions ont contribué à renforcer la disponibilité des services, avec 93,7 % des établissements offrant des services de SONU, ainsi que leur qualité, comme en témoigne la mise en œuvre de six des sept fonctions signal des SONUB. L’accès aux soins s’est également amélioré, notamment avec une augmentation des consultations prénatales précoces, passant de 29 % à 34 %. Le projet a également contribué à renforcer le rôle de la RSOG. Ses membres ont participé activement aux activités du projet, notamment comme formateurs lors de huit sessions de formation en SDSR et SONU et comme mentors pour quatre groupes de participants. Ils ont aussi participé à une conférence scientifique annuelle de la SOGC. Au total, 12,5 % des membres ont été impliqués comme formateurs et mentors, renforçant ainsi l’appropriation locale et la durabilité des résultats. 

En parallèle, ces interventions ont été consolidées par les partenariats techniques avec la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), la Rwanda Society of Obstetricians and Gynecologists (RSOG) ainsi que le MINISANTE, ayant permis l’harmonisation des pratiques cliniques selon les standards internationaux, le développement des compétences cliniques et du leadership médical, ainsi que l’amélioration continue de la qualité des services. 9 experts.es canadien·ne·s, notamment des médecins obstétricien.nes et gynécologues, ont été mobilisé·e·s pour appuyer l’ensemble du processus, en particulier dans l’ajustement des protocoles cliniques, la mise en œuvre de formations et de sessions de mentorat, ainsi que le partage structuré de bonnes pratiques conformes aux normes internationales, contribuant ainsi à de meilleurs résultats en matière de SDSR. 

Au niveau du renforcement du cadre légal en santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) au Rwanda 

Sur le plan politique et juridique, l’analyse des barrières légales a conduit à l’élaboration d’un «Récapitulatif des obstacles à la SDSR au niveau des lois régissant la santé reproductive au Rwanda», servant de fondement aux actions de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer. Cette dynamique a permis à la fois de renforcer la sensibilisation des populations, notamment des jeunes femmes, filles et garçons du district de Gasabo, et d’accroître la prise de conscience des contraintes légales et institutionnelles au niveau national. En influençant progressivement les processus décisionnels, elle a contribué à l’émergence d’un environnement juridique plus favorable à la SDSR. Cela s’est traduit par des résultats concrets, notamment (1) l’adoption d’un arrêté ministériel (N° 002/MoH/2024 du 29/11/2024) élargissant l’accès à l’avortement sécurisé jusqu’au niveau des Centres de santé (jusqu’alors exclusivement limités aux hôpitaux) et (2) l’adoption de la loi sur la réglementation des services de santé (n° 026/2025 du 17 sept. 2025) permettant notamment l’abaissement de l’âge d’accès aux services de santé de 18 à 15 ans, l’élargissement de l’accès aux services de santé reproductive (PF sans consentement parental, IST, VBG et sensibilisation), ainsi qu’au renforcement du droit à la santé reproductive sans discrimination et à la protection contre les pratiques nuisibles à la santé, englobant celles ayant des implications physiques, psychologiques, sociales et environnementales. Ces avancées ont un impact direct sur l’accès équitable des adolescent.es et des femmes aux services de SDSR, tout en renforçant leurs droits et leur protection, illustrant ainsi le rôle déterminant du lien entre données probantes, plaidoyer et changement systémique. La participation aux activités de plaidoyer sur les lois SDSR a été de 85 % des acteurs/trices ciblé.es, indiquant un intérêt soutenu pour les réformes juridiques. Cette implication constitue un facteur clé pour l’acceptation progressive des cadres légaux et leur mise en œuvre effective.

Augmentation de la participation des jeunes (f/h) Canadien.nes aux enjeux internationaux relatifs à la SDSR :

La mise en œuvre d’activités conjointes de mobilisation et d’échanges sur les enjeux internationaux, notamment auprès des jeunes femmes et hommes en milieux scolaires et universitaires, à travers des conférences, des émissions radiophoniques, des publications et les réseaux sociaux au Rwanda et au Canada ainsi que des échanges entre les Partenaires au projet aussi bien au Rwanda qu’au Canada, a constitué un levier clé de renforcement des capacités institutionnelle, technique et professionnelle, de collaboration, d‘échanges de bonnes pratiques et d’apprentissage dans le cadre des résultats visés par le projet. Cette dynamique a favorisé une meilleure coordination des actions, une participation accrue des publics cibles et une approche plus inclusive dans la sensibilisation et promotion des droits et des enjeux internationaux en matière de la SSR au Canada et au Rwanda. En intégrant une perspective comparative entre les contextes rwandais et canadien, ces échanges à travers les activités conjointes (conférences, stages, activités sur les réseaux sociaux en ligne et en présentiel) ont nourri les processus de réflexion stratégique, orienté l’adoption d’approches adaptées et contribué à une meilleure conscientisation des enjeux internationaux en matière de SDSR. A titre d’exemple, quatre volontaires canadien.nes ont effectué des stages au sein du Réseau des femmes au Rwanda (avec appuis du programme Québec sans frontières), renforçant ainsi les capacités organisationnelles dans des domaines clés tels que la sexologie, la psychologie, la communication et la gestion de projets dans le domaine de développement international dont la SDSR.

 

Les échanges d’apprentissage et de partage d’expertise entre le Canada et le Rwanda (2022–2026) ont contribué au renforcement des capacités techniques, professionnelles et institutionnelles en SDSR grâce à la participation de 9 médecins obstétriciens-gynécologues aux formations, conférences et mentorats organisés au Rwanda et au Canada, les visites d’échange et d’apprentissage au Canada par 3 représentant.es des organisations rwandaise (1 du Réseau des femmes et 2 de RSOG) partenaires de mise en œuvre ainsi qu’à l’implication de 2 volontaires canadiennes dans des initiatives communautaires de promotion des droits des femmes et de la santé sexuelle et reproductive au Rwanda (2024 – 2025).

Indicateurs


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    Associated Projects (If applicable)


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