Présentation de l’Alliance contre la violence et l’adversité touchant la santé des femmes et des filles : un phare pour l’égalité des soins

L’Alliance contre la violence et l’adversité touchant la santé des femmes et des filles est notre plus récente initiative. Son objectif est de mobiliser et de développer les connaissances ainsi que les modèles de pratique pour transformer les soins de santé destinés aux filles, aux femmes et aux personnes de diverses identités de genre (FFPDIG) confrontées à la violence et à l’adversité. Nous reconnaissons l’urgence de rendre les soins de santé plus équitables, respectueux des cultures et holistiques, et d’améliorer l’accès aux soins pour cette population vulnérable.

Les agences de santé et de services sociaux qui soutiennent les FFPDIG exposées à des risques, à l’adversité ou à la violence familiale, y compris la violence fondée sur le genre, ont un besoin urgent d’appui pour mettre en place des modèles de soins plus efficaces. Sans ce soutien, les expériences négatives vécues durant l’enfance restent ignorées, et la violence fondée sur le genre ainsi que la violence familiale continuent de croître, aggravant ainsi les problèmes de santé.

Chercheuse principale

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X (Twitter): @DrNLetourneau

LinkedIn: Nicole Letourneau

Nicole Letourneau, Ph. D., IA, MACSS, FAAN, FACSI, MSRC, est professeure à la Faculté des sciences infirmières et à la Cumming School of Medicine de l’Université de Calgary, où elle est titulaire de la Chaire d’excellence en recherche sur la santé des parents et des enfants. Elle est directrice scientifique de la plateforme de formation à la recherche en santé de l’Alliance contre la violence et l’adversité touchant la santé des femmes et des filles, financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Elle est la chercheuse principale du programme d’études CHILD, qui examine la parentalité, la génétique, la santé mentale et le développement de l’enfant dans le contexte de la dépression maternelle, de la violence familiale et d’autres facteurs de stress.

Elle est la créatrice du programme parental ATTACHmd, aujourd’hui étendu au Canada, au Danemark et au Brésil, et dirige l’étude de cohorte APrON, qui porte sur plus de 2 000 jeunes suivis depuis la phase de gestation. En tant que chercheuse principale, elle dispose actuellement d’un financement de plus de 6 millions de dollars des IRSC et a obtenu au cours de sa carrière un financement total de 80 millions de dollars pour la recherche. Elle a publié plus de 280 articles évalués par des pairs et trois livres, dont Scientific Parenting: What Science Reveals About Parental Influence (2013) et What Kind of Parent Am I? (2018), tous deux publiés par Dundurn.

D’où vient votre intérêt professionnel pour ce sujet?

Ce projet prolonge les travaux de l’Alliance des centres de recherche canadiens sur la violence basée sur le genre. Ces centres ont été créés en réponse au massacre de Montréal, le 6 décembre 1989, lorsque le gouvernement canadien s’est engagé à soutenir la recherche et l’éducation sur la violence à l’égard des femmes et des enfants. Sept centres apparentés ont été créés dans le Canada atlantique (Nouveau-Brunswick), au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique en tant que centres d’excellence sur la violence contre les femmes et la violence fondée sur le genre. L’Alliance contre la violence et l’adversité (AVA) s’inscrit dans cet héritage et vise à former la prochaine génération de chercheuses et chercheurs spécialisés en violence fondée sur le genre, en adversité vécue par les jeunes enfants, en recherche participative et en méthodes scientifiques de mise en œuvre. L’AVA est une collaboration entre l’université et des organisations partenaires communautaires. Elle met l’accent sur l’innovation, l’amélioration des services ainsi que le partage et la mobilisation des connaissances afin de favoriser la santé des filles, des femmes et des personnes de diverses identités de genre de tous âges touchées par la violence et l’adversité.

Qu’aimeriez-vous que les gens sachent sur le sujet de vos recherches?

En 2023, le gouvernement fédéral a qualifié la violence fondée sur le genre « d’épidémie ». La province de l’Ontario a suivi en rendant cette déclaration officielle. Depuis 2018, une fille ou une femme est tuée environ tous les deux jours au Canada, et près de 80 % des 1 223 victimes de violence familiale entre 2009 et 2022 étaient des filles ou des femmes. La violence fondée sur le genre s’est considérablement aggravée au cours de la dernière décennie. Les agences de soins de santé communautaire, de plus en plus sollicitées pour soutenir les filles, les femmes et les personnes de diverses identités de genre vulnérables à cette violence, sont généralement des organisations privées, à but non lucratif, indépendantes du gouvernement. Souvent sous-financées, elles ont un besoin urgent de soutien pour assurer l’efficacité de leurs services. L’AVA cherche à renforcer la capacité des agences de soins de santé communautaires du « troisième secteur » à offrir des soins de qualité et à améliorer la santé des filles, des femmes et des personnes de diverses identités de genre touchées par la violence fondée sur le genre.

Comment décririez-vous les objectifs de votre pôle?

  • Organiser des rencontres de mobilisation des connaissances dans les deux langues officielles à l’échelle régionale et nationale.
    • Travailler avec les communautés pour établir les priorités lors des rencontres régionales.
    • Créer et soutenir des pôles de santé pour les femmes et les filles autochtones.
  • Recenser et diffuser des programmes et des interventions éprouvés adaptés aux filles, aux femmes et aux personnes de diverses identités de genre.
    • Assurer une transmission efficace et régulière des connaissances.
  • Favoriser l’enrichissement et l’adoption de connaissances et de modèles de pratique, qu’ils soient nouveaux ou existants (p. ex., programmes, interventions).
    • Planifier la pérennité des initiatives.
    • Mettre en place une gouvernance rigoureuse.
Qu’est-ce qui changerait si votre pôle avait l’impact souhaité? Quels changements pourrions-nous observer et comment se produiraient-ils?

Si notre pôle a l’impact que nous envisageons, le système de santé en sera profondément transformé. Les pratiques deviendront plus équitables et seront fondées sur des données probantes. Elles tiendront compte de la dimension du genre et seront respectueuses des cultures. Enfin, elles répondront aux besoins des femmes, des filles et des personnes de diverses identités de genre. Notre équipe, incluant le Comité de mobilisation des FFPDIG, représenterait une diversité de perspectives et d’expériences vécues, garantissant que toutes les voix sont entendues et représentées. Cette diversité s’exprimerait à travers plusieurs dimensions, comme la race, l’origine ethnique, la religion, le statut d’immigration, les capacités, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité et l’expression de genre, ainsi que l’âge. Ainsi, les soins de santé deviendraient plus inclusifs, accessibles et complets pour toutes et tous, contribuant à améliorer la santé et la qualité de vie de ces communautés.

En quoi faire partie d’une coalition comme celle-ci pourrait-il bonifier votre travail et renforcer votre impact?

Faire partie d’une coalition comme le CanSFE renforce notre travail et amplifie notre impact en favorisant le partage des connaissances au sein de notre vaste réseau de partenaires. La collaboration au sein d’une alliance diversifiée nous permet de tirer parti d’un large éventail de compétences, d’expériences et de ressources qui enrichissent notre façon d’aborder les défis complexes auxquels sont confrontées les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genres.

Grâce à de nouveaux partenariats, nous pouvons rejoindre des publics plus larges et diversifiés, en veillant à ce que les informations essentielles, les bonnes pratiques et les solutions innovantes soient diffusées de manière plus étendue et efficace. Cela augmente la visibilité de notre travail tout en encourageant la participation et l’autonomisation de la communauté. En tirant parti des forces et des perspectives uniques de chaque partenaire, nous sommes à même de cocréer et de diffuser des connaissances fondées sur des données probantes et culturellement pertinentes, qui sont plus susceptibles de trouver un écho auprès des différentes communautés et d’entraîner des changements significatifs.

L’environnement collaboratif de la coalition encourage l’apprentissage intersectoriel et le développement de nouvelles stratégies qui peuvent ensuite être adaptées et appliquées à d’autres contextes. Cet effort collectif renforce notre capacité à promouvoir et à mettre en place des changements systémiques pour des soins de santé plus équitables, inclusifs et complets, au bénéfice des personnes que nous souhaitons aider.

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Pour en savoir plus sur le travail de ce pôle

Centres de santé AVA

Centre de santé pour les femmes et les filles

Marlyn Bennett – Centre de santé pour les femmes et les filles autochtones

Malcolm King – Centre de santé pour les femmes et les filles autochtones

Couverture médiatique

Balado HERhealth : Transformer la santé des femmes et des filles à risque

Coordonnées

Pour nous rejoindre, écrivez à [email protected].

 

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