Améliorer la santé communautaire dans les régions de Sikasso et Koulikoro (2011-2015)


Organisation Déclarante:Croix-Rouge canadienne
Budget Total ($CAD):$ 2,631,963
Délai d’exécution: décembre 19, 2011 - décembre 21, 2015
Statut: Fermé
Coordonnées: Lindsay Angelow
[email protected]ross.ca

Profils des Partenaires et Bailleurs de Fonds


Organisation Déclarante


Croix-Rouge canadienne

Organisations Participantes


  • Gouvernement et secteur public

    • Agence canadienne de développement international
    • Gouvernement du Mali - Ministère de la Santé
  • ONGs

    • Croix-rouge malienne

Bailleurs de fonds (Contribution budgétaire totale)


  • Gouvernement et secteur public

    • Agence canadienne de développement international (75.00%)
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Endroit


Pays - Allocation Budgétaire Totale


Mali - $ 2,631,963.00 (100.00%)

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Domaines d'Intervention


Santé - Allocation Budgétaire Totale


Promotion de la santé & éducation (50 %)

Maladies infectieuses & transmissibles (25 %)

Soins de santé primaires (25 %)

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Description


Le projet vise à réduire les taux de maladies et de décès chez les mères, les nouveau-nés et les enfants de moins de cinq ans dans les régions de Sikasso et Koulikoro. Il a été conçu pour renforcer les interventions et services de premiers soins afin de mieux combattre les principales maladies infantiles, y compris le paludisme, la diarrhée et la pneumonie. Atteignant environ 875 000 bénéficiaires, dont 150 000 sont des enfants de moins de cinq ans, le projet utilise une approche communautaire afin de dispenser des soins appropriés, efficaces et à fort impact, tout en se concentrant sur l’amélioration de la capacité communautaire à prévenir les maladies et à fournir l’accès à des services pour les mères, les nouveau-nés et les enfants. Les activités comprennent une formation en santé communautaire de base et en premiers soins, des émissions radiophoniques concernant les symptômes et les traitements associés aux maladies, et l’établissement ou le renforcement des comités de santé dans les villages afin de soutenir les bénévoles et travailleurs en santé communautaire, et faire la liaison avec différents groupes de décideurs. La Croix-Rouge canadienne travaille avec la Croix-Rouge Malienne pour la mise en oeuvre de ce projet. Ce projet fait partie de l’engagement du Canada en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

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Population Cible


Genre et âge: Adultes, femmes Enfants de moins de 5 ans Nouveau-nés
Description: Zone rurale
Population Ciblée Directement: 378,322
Population Ciblée Indirectement: 934,128
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Extrants


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Résultats & Indicateurs


Résultats Attendus


Unspecified

Résultats Obtenus


Parmi les résultats obtenus à la fin du projet en mai 2015 :
Recruter et former 274 agents de santé communautaire (ASC) (105 hommes et 169 femmes) à la prise en charge intégrée des cas dans la communauté (PEC-C) (une approche visant à prévenir et à traiter des maladies infantiles à l’extérieur des établissements de santé afin que plus d’enfants aient accès à des traitements vitaux), à la gestion des produits pharmaceutiques et aux services de santé destinés aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants; 2) 20 ateliers tenus pour permettre aux ASC de mettre en commun leurs expériences et pratiques exemplaires; 3) 126 intervenants ont participé à des réunions avec l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la population, la Fondation Aga Khan, Plan Canada et Aide à l’enfance pour expliquer l’approche de PEC-C tenant compte des sexospécificités et inciter les décideurs concernés à participer à sa mise en œuvre afin d’éradiquer la diarrhée, le paludisme et la pneumonie; 4) 21 messages concernant la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, les barrières culturelles, la santé environnementale et l’égalité entre les sexes ont été conçus et enregistrés; 5) la Croix-Rouge malienne a amélioré sa capacité de coordonner la prestation de services de santé aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants en tenant compte des sexospécificités, et de collaborer avec le ministère de la Santé pour ce faire.

Ces résultats contribuent à améliorer l’accès des gens à des services de santé de qualité.

La PEC-C, qui fait partie de la stratégie nationale pour la survie des enfants de 2007-2012 du gouvernement malien, a été officiellement adoptée à la fin de 2010, avec le déploiement progressif de nouveaux ASC en 2010 et 2011. Mis en œuvre par la Croix-Rouge malienne avec l’aide financière et technique de la Croix-Rouge canadienne, le projet, qui a débuté en décembre 2011, avait pour objectif de déployer 224 ASC et 1 120 bénévoles en vue d’entrer en contact avec 56 036 ménages, soit 934 128 personnes, 172 814 d’entre elles étant des enfants de moins de cinq ans et 205 508, des femmes en âge de procréer. À la fin de la période de mise en œuvre, en mai 2015, la totalité (100 %) des activités du projet était terminée et la majorité des résultats escomptés avaient été atteints.

Avant le projet, dans les régions géographiques ciblées, moins de 15 % des enfants de moins de cinq ans étaient évalués en vue d’obtenir des traitements ou d’être aiguillés; or, au cours de la dernière année du projet, ce pourcentage était passé à 51 %. Le projet a permis de consolider le ministère de la Santé en renforçant les capacités de S et E et en appuyant des stratégies visant à améliorer les systèmes nationaux de la chaîne d’approvisionnement du ministère de la Santé.

Dans le cadre du projet, 85 055 enfants ont été évalués, traités ou aiguillés vers des services de lutte contre le paludisme, la pneumonie, la diarrhée ou la malnutrition et, parmi ceux-ci, 97 % ont été traités dans la communauté par des agents de santé communautaire (ASC), alors que seulement 3 % des enfants évalués ont dû être aiguillés vers des centres de santé du ministère de la Santé. Ce résultat final a représenté une baisse importante du nombre de cas nécessitant un aiguillage par rapport au pourcentage de référence de 36 %, et a largement dépassé l’objectif de 26 % d’aiguillages. Ce changement peut être imputable aux activités de communication pour le changement de comportements (CCC) qui ont permis à des parents d’adopter davantage de pratiques préventives et de consulter plus tôt pour leurs enfants. Ce changement souligne une réalisation importante en ce qui concerne le résultat intermédiaire 1 du projet : Amélioration de la qualité, y compris des sexospécificités, des services de SMNE du ministère de la Santé à l’échelle de la région, du district et de la communauté.

Le projet a également produit des résultats positifs dans l’atteinte du résultat intermédiaire 2 : Accroître le recours des femmes, des hommes et des fillettes de moins de cinq ans aux services de SMNE et aux pratiques préventives à l’échelle communautaire en réduisant les obstacles financiers aux services du ministère de la Santé dans les communautés grâce à des activités de défense des intérêts menées pour réduire les frais de consultation de la PEC-C et de la SMNE et les normaliser dans l’ensemble des sites. Cette approche a entraîné le recours accru aux services de la PEC-C et de la SMNE au niveau communautaire par les femmes et les enfants de moins de cinq ans. La présence des ASC offrant des services de PEC-C et des bénévoles locaux de la Croix‑Rouge fournissant des PSSBC a favorisé le recours des femmes enceintes aux soins prénataux en vue d’obtenir un diagnostic précoce et du suivi, ainsi que le recours aux soins postnataux, notamment pour la vaccination des mères et des enfants. Ainsi, entre le début et la fin du projet, en mai 2015, le nombre de femmes enceintes ayant reçu quatre visites prénatales a augmenté, pour passer de 33,72 % à 55,99 % dans la région de Koulikoro (dépassant l’objectif de 45 %) et de 36,48 % à 50,22 % dans la région de Sikasso (dépassant l’objectif de 46 %) alors que le pourcentage de mères ayant obtenu des soins postnataux dans les deux jours suivant la naissance est passé de 34,97 % à 45,54 % à Koulikoro (dépassant l’objectif de 30 %, qui avait été fixé à un niveau inférieur au niveau de référence en raison de préoccupations à l’égard du résultat de référence) et de 25,98 % à 38,15 % à Sikasso (2 % de moins que l’objectif de 40 %). De plus, le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans ayant été vaccinés contre le DTC (3 doses de penta) est passé de 64,94 % à 81,63 % dans la région de Koulikoro (dépassant l’objectif de 79 %) et de 48,02 % à 59,32 % dans la région de Sikasso (3 % de moins que l’objectif 62 %).

Les bénévoles de la Croix‑Rouge ont également contribué à l’atteinte d’importants résultats en ce qui concerne les visites à domicile. Le nombre de visites a augmenté chaque année et, à la fin du projet, les bénévoles avaient visité 82,84 % des ménages de la région de Koulikoro alors que 84,58 % des ménages de la région de Sikasso avaient bénéficié d’au moins une visite mensuelle de bénévoles de la Croix‑Rouge. Le nombre de bénéficiaires ayant tiré profit des activités de communication pour le changement de comportements (CCC) a doublé entre la première et la deuxième année du projet et s’élevait à plus d’un demi-million à la fin du projet.

Progrès réalisés en vue d’atteinte le résultat intermédiaire 3 : La Croix‑Rouge malienne (CRM) a également joué un rôle important en vue d’appuyer le ministère de la Santé dans la prestation de services de SMNE tenant compte des sexospécificités au niveau communautaire, comme en témoignent la composition du comité directeur (50 % de femmes) et la participation accrue d’agentes de santé communautaire et de femmes bénévoles aux activités du projet. Au total, 336 femmes bénévoles sur 1 120 bénévoles de la CRM ont fourni du soutien de première ligne aux communautés, aux ASC et aux responsables des activités communautaires des centres de santé du ministère de la Santé. À la fin du projet, 95 % des femmes bénévoles étaient toujours actives dans les communautés, ce qui démontre les efforts déployés dans le cadre du projet pour faciliter et appuyer la participation des femmes tout au long du programme. En outre, 49 % des comités de santé villageois (CSV) comptaient au moins 40 % de femmes parmi leurs membres ou étaient dirigés par des femmes. L’évaluation à mi-parcours montre que ces CSV étaient mieux organisés et proposaient régulièrement des activités efficaces comme la Journée de l’hygiène, une mobilisation pour appuyer les bénévoles de la Croix-Rouge, des activités des ASC ou du ministère de la Santé (vaccination, traitements vermifuges, distribution de vitamine A, etc.).

L’égalité des sexes au sein des équipes de bénévoles de la Croix‑Rouge et des ASC a eu une incidence positive sur la participation des hommes et des femmes aux activités du projet. En témoigne le travail des 169 agentes de santé communautaire (61 % des 274 ASC) ayant permis d’accroître le taux d’utilisation de la planification familiale (par exemple à Sikasso, où ce pourcentage est passé de 8,46 % à 18,45 %) en raison de leur disponibilité pour discuter de ces enjeux avec les femmes de la communauté. En même temps, les ASC masculins ont joué un rôle déterminant dans la participation des hommes à ces discussions. Les activités de CCC menées par les ASC et les bénévoles de la Croix‑Rouge étaient systématiquement fondées sur les sexospécificités puisqu’elles tenaient compte de la dynamique de genre dans une collectivité, tout en encourageant un changement de comportement qui donnerait lieu à de meilleurs indicateurs de santé pour la collectivité. Par exemple, lorsqu’un enfant tombe malade alors que le père est à la maison et que la mère est absente, la tradition veut que celui-ci attende généralement le retour de sa femme pour s’occuper de l’enfant puisque c’est à elle qu’il appartient de voir à la santé de l’enfant. Ce retard à dispenser les soins peut avoir de graves conséquences. Les ASC et les bénévoles ont donc déployé des efforts pour changer ces pratiques en incitant les hommes à amener l’enfant à l’ASC pour une consultation immédiate, sans attendre que leur femme revienne à la maison.

Indicateurs


Indicateurs liés à la SMNE
  • %/total d'enfants malades de moins de 5 ans recevant un traitement contre le paludisme, la pneumonie ou la diarrhée
  • %/total de femmes enceintes recevant un traitement contre le paludisme
  • %/total de femmes suivies au moins quatre fois pendant la grossesse par n'importe quel professionnel pour des raisons liées à la grossesse
  • %/total de mères, et %/total de bébés, qui ont reçu des soins postnataux dans les deux jours suivant l'accouchement
  • %/total de nourrissons (0-5 mois) qui sont nourris exclusivement au lait maternel
Objectif ODD 3. Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge
  • ODD 3.7.1 Proportion de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) qui utilisent des méthodes modernes de planification familiale
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Sous-projet


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