Chaque année en juillet, l’attention mondiale se tourne vers le siège des Nations Unies à New York, où se réunit le Forum politique de haut niveau sur le développement durable (FPHN). En 2025, le FPHN s’est concentré sur deux objectifs de développement durable (ODD) : l’ODD 5, parvenir à l’égalité des genres et autonomiser toutes les femmes et les filles, et l’ODD 3, permettre à toutes et tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de toutes et tous à tout âge.
Ces deux objectifs sont au cœur des droits de la personne et du développement. Ils sont interdépendants et essentiels aux progrès vers la réalisation de tous les ODD. Or, les avancées vers la réalisation des ODD sont largement insuffisantes. La relance après la pandémie, les crises humanitaires persistantes, les chocs climatiques et l’instabilité politique ont mis en lumière (et aggravé) les inégalités de genre et en matière de santé partout dans le monde. Aucun pays n’est en voie d’atteindre l’égalité des genres. Sans progrès significatifs vers l’ODD 5, tous les autres objectifs sont compromis.

Lucky Iron Life s’est jointe à la délégation canadienne au FPHN, qui a mis en lumière un message clair : le progrès ne se fait pas tout seul; ce sont les gens qui le rendent possible. C’est pourquoi nous devons poursuivre nos efforts.
Dans un contexte marqué par le rejet croissant des institutions mondiales, une chose demeure évidente : si le système des Nations Unies n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Oui, le système des Nations Unies est perfectible. Conçu par des êtres humains, il n’est évidemment pas parfait, mais aucun système ne le sera jamais. Nous ne pouvons pas laisser la quête de la perfection faire obstacle à des avancées réelles et significatives. Oui, les Nations Unies sont le lieu de nombreuses discussions, mais ces échanges sont essentiels. Ce sont eux qui permettent de rassembler les parties prenantes et d’établir des consensus. La solution alternative serait le silence, et ses conséquences seraient bien plus graves.
C’est grâce à des forums comme le FPHN que nous pouvons continuer à faire avancer les choses.
Nous savons que l’égalité des genres est un puissant moteur de progrès pour l’ensemble des ODD. Le Canada mise sur des partenariats intersectoriels (en santé, en éducation et dans le renforcement des possibilités économiques) pour que les femmes et les filles soient au cœur de tous les efforts d’aide internationale. En tant que donateur fondateur du Fonds Égalité, il appuie plus de 650 organisations féministes et de défense des droits des femmes dans 90 pays.
Son Engagement de dix ans en faveur de la santé et des droits des femmes et des filles illustre d’ailleurs le lien étroit entre les ODD 3 et 5. Il vise à améliorer l’accès à des services de nutrition tenant compte de la dimension du genre ainsi qu’à des services complets en santé et en droits sexuels et reproductifs, sachant que l’intégration de ces services aux soins de santé primaires renforce les systèmes de santé et appuie la mise en œuvre du Programme 2030.
Parvenir à l’égalité des genres et permettre à toutes et tous de vivre en bonne santé n’est pas une option, c’est une nécessité. Les discussions tenues cette année au FPHN ont clairement démontré que le changement est porté par celles et ceux qui refusent de renoncer. Plus les défis mondiaux se complexifient, plus il est essentiel de renforcer notre engagement envers le multilatéralisme, les partenariats inclusifs et les droits de la personne.
C’est maintenant qu’il faut agir. Il faut redoubler d’efforts, élever nos voix et investir davantage. Un monde en meilleure santé et plus égalitaire n’est pas seulement possible, il est indispensable.
Publié:
7 août 2025
Auteur:
Caitlin McKay, responsable des partenariats chez Lucky Iron Life et coprésidente du Groupe de travail sur l’égalité des genres (GTÉG) du CanSFE
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