Les Canadiennes et les Canadiens se posent de bonnes questions sur l’aide internationale. Le monde est complexe, les budgets sont serrés et les gens veulent savoir si nos investissements à l’étranger font vraiment une différence. Puisque nous travaillons pour faire avancer la santé et les droits des femmes, des filles et des adolescentes partout dans le monde, nous entendons souvent ces questions et ces inquiétudes sur le rôle et les contributions du Canada. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes. Elles sont fondées sur des données probantes et sur notre expérience sur le terrain.
Réponse courte : Le Canada consacre une petite partie de son revenu national à l’aide internationale, mais cet investissement a des retombées importantes qui renforcent la sécurité de sa population et la stabilité de l’économie mondiale.
Quelques faits :
L’aide au développement officielle (ADO) du Canada représente environ 0,34 % du revenu national brut (RNB). À titre de comparaison :
Même des investissements modestes à l’échelle mondiale peuvent rapporter énormément. Les données indiquent que les programmes de santé maternelle et néonatale, de nutrition, de vaccination, de prévention des maladies et de renforcement du pouvoir des femmes donnent d’excellents résultats pour chaque dollar investi.
Ces investissements renforcent aussi la stabilité économique et sanitaire mondiale, ce qui protège le Canada des conséquences graves des pandémies, des ruptures d’approvisionnement et des crises humanitaires. Un monde en meilleure santé et plus stable réduit les risques qui font grimper l’inflation, déstabilisent les marchés et menacent notre sécurité nationale.
En résumé : Pour quelques sous par dollar d’impôt, l’aide internationale du Canada rapporte gros : elle aide des gens partout dans le monde et renforce la sécurité mondiale, ce qui profite aussi à notre économie.
Réponse courte : L’aide permet aux gens de développer leurs compétences, de mettre en place des systèmes alimentaires durables adaptés à leurs besoins et d’améliorer l’accès aux soins de santé. Cela renforce l’autonomie à long terme et aide les communautés et les pays à décider de leur propre avenir.
Quelques faits :
Les programmes de santé et de développement bien conçus ne créent pas de dépendance. Au contraire, ils permettent aux pays et aux communautés d’établir leurs propres systèmes. L’aide moderne mise sur le développement des capacités : former des travailleuses et travailleurs de la santé, améliorer les chaînes d’approvisionnement et renforcer les institutions locales. Les communautés acquièrent ainsi des compétences, des connaissances et des ressources qui durent bien après la fin des projets.
L’aide ciblée favorise la responsabilisation locale plutôt que la dépendance. Les campagnes de vaccination, les programmes de nutrition et les services de santé maternelle, par exemple, fonctionnent seulement si la population locale s’implique activement, participe à la gestion et assure un suivi durable, ce qui contribue au renforcement des capacités au fil du temps.
La Corée du Sud illustre parfaitement l’impact durable de l’aide internationale. Dans les années 1950, après la guerre de Corée, elle faisait partie des pays les plus pauvres de la planète et dépendait énormément de l’aide étrangère. Aujourd’hui, elle est devenue un pays prospère qui aide à son tour d’autres pays, prouvant que des investissements dans l’éducation, les systèmes de santé et l’économie peuvent mener à une véritable autonomie à long terme.
En résumé : Bien conçue, l’aide renforce l’autonomie et les capacités locales au lieu de les affaiblir.
Réponse courte : Investir dans la santé mondiale favorise aussi la santé de la population canadienne, sans gruger nos ressources ni exiger qu’on ait un système parfait.
Quelques faits :
Les problèmes de notre système de santé sont bien réels, mais ils ne sont ni causés ni aggravés par l’aide internationale. Les soins de santé ici sont financés par les transferts du fédéral aux provinces et par les provinces elles-mêmes, tandis que l’aide internationale vient d’un budget complètement séparé et bien plus petit. Comme on l’a vu à la question 1, l’un n’enlève rien à l’autre.
Les maladies n’ont pas de frontières, et les données en santé publique le prouvent clairement : quand on aide à renforcer les systèmes de santé dans d’autres pays, on réduit la propagation des maladies infectieuses et des épidémies mondiales. Au bout du compte, cela nous protège aussi.
Des cas récents, dont la propagation de la tuberculose à Edmonton, démontrent qu’on doit agir à l’échelle mondiale pour protéger la santé des Canadiennes et des Canadiens.
En résumé : Investir dans la santé mondiale n’enlève rien à notre système de santé. Au contraire, cela renforce la stabilité mondiale et nous protège toutes et tous.
Réponse courte : Il existe des mesures de protection, des évaluations et des modèles de distribution communautaire qui permettent de s’assurer que les fonds arrivent aux gens qui en ont besoin.
Quelques faits :
L’aide internationale du Canada fait l’objet de multiples contrôles : vérifications indépendantes, suivi des résultats, surveillance par les communautés locales et rapports des partenaires.
Une grande partie de l’aide canadienne en santé mondiale et en égalité des genres passe par des organisations civiles fiables, des ONG, des agences humanitaires, des cliniques et des programmes locaux, ainsi que des organisations multilatérales qui collaborent avec les communautés. Cette diversité de partenaires réduit les risques et renforce la responsabilité.
Des études mondiales récentes indiquent que les investissements ciblés en santé maternelle et infantile, en nutrition et en vaccination ont permis d’améliorer concrètement la survie et la santé à long terme dans des dizaines de pays. Ces progrès ne sont possibles que lorsque l’argent se rend vraiment aux communautés.
En résumé : Aucun système n’est parfait, mais une aide bien pensée comporte de solides mécanismes de contrôle et donne des résultats concrets.
Réponse courte : L’aide ne peut pas tout régler à elle seule, mais elle a contribué à d’importantes améliorations.
Quelques faits :
La pauvreté, les conflits, les changements climatiques, les maladies et les inégalités sont des problèmes structurels et de longue haleine. Aucune intervention ne peut, à elle seule, les régler du jour au lendemain.
Cela dit, les faits sont clairs : quand on investit de façon soutenue dans la vaccination, la santé maternelle et néonatale, la nutrition et les interventions d’urgence, les résultats en santé s’améliorent considérablement. Des études portant sur des dizaines de pays le démontrent : l’espérance de vie augmente plus rapidement et la mortalité infantile diminue considérablement dans les régions qui ont reçu une aide ciblée en santé. D’ailleurs, à l’échelle mondiale, le taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans a chuté de 61 % entre 1990 et 2023.
Malheureusement, les progrès reculent quand on retire l’aide brusquement. Les études montrent clairement que les taux de mortalité maternelle et infantile augmentent lorsque les pays n’ont plus accès à l’aide extérieure en raison de sanctions ou de pressions politiques.
En résumé : L’aide ne règle pas tout, mais quand elle est constante et bien ciblée, elle sauve des vies et permet d’établir des bases solides et durables.
Réponse courte : Parce qu’aider les femmes et les enfants, c’est l’un des meilleurs moyens de renforcer toute une communauté.
Quelques faits :
Ce sont souvent les femmes et les enfants qui rencontrent le plus d’obstacles à la santé, à la sécurité et aux possibilités économiques. Quand la nourriture manque, ce sont d’ailleurs les femmes et les filles qui mangent le moins et en dernier. Les inégalités fondées sur le genre créent des risques réels et mesurables pour la santé et le bien-être social.
Investir dans la santé, la sécurité et le leadership des femmes est l’une des façons les plus efficaces d’améliorer la situation de toute la communauté. Par exemple :
C’est une question de retombées, pas de préférence.
En résumé : Lorsqu’on aide les femmes et les enfants, toute la société en profite, autant socialement qu’économiquement.
Réponse courte : Oui. L’important, ce n’est pas la taille, mais la stratégie.
Quelques faits :
Le Canada est reconnu pour son leadership en égalité des genres, en santé infantile et en aide humanitaire. Son influence dépasse largement les sommes investies. D’un gouvernement à l’autre, le Canada a joué un rôle important sur la scène mondiale, surtout pour un pays de sa taille, en contribuant à favoriser la santé et les droits des femmes et des enfants partout dans le monde.
L’impact du Canada s’est aussi manifesté lors de grands moments de leadership mondial. Grâce à des initiatives comme l’Initiative de Muskoka et la Déclaration de Charlevoix, le Canada a rassemblé des pays autour de la santé maternelle, néonatale et infantile, mobilisant l’action et les ressources internationales pour obtenir de vraies améliorations en santé.
Quand les pays collaborent avec des organisations locales et des ONG internationales et qu’ils participent à des interventions coordonnées, chaque contribution fait partie d’un vaste effort concerté. Le Canada apporte son expertise, sa diplomatie et ses relations de longue date pour contribuer à l’orientation des priorités mondiales et renforcer l’impact collectif.En résumé : Le Canada est peut-être un pays de taille moyenne, mais quand il fait preuve de leadership stratégique et collabore avec ses partenaires, il fait une réelle différence.
Écrit par :
Membres du Groupe de travail sur l’engagement du public du CanSFE :
Publié:
1 février 2026
Auteur:
Membres du Groupe de travail sur l’engagement du public du CanSFE
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